Élections communales de 1988 en Région de Bruxelles-capitale

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La participation politique des Bruxellois d'origine non-européenne
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Belgique
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extrait de: Pierre-Yves Lambert, La participation politique des allochtones en Belgique - Historique et situation bruxelloise, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant (coll. Sybidi Papers), juin 1999, 122p., ISBN 2-87209-555-1, sous-chapitre V. 2. "Elections communales de 1976, 1982 et 1988 et régionales bruxelloises de 1989"

En 1988, un candidat PRL d’origine libanaise et un PSC d'origine vietnamienne étaient également présents.

Il faut rappeler ici l'atmosphère particulièrement anti-immigrés, plus particulièrement anti-maghrébine, des campagnes électorales communales de 1982 et 1988 en région bruxelloise, y compris dans les rangs socialistes[1]. C'est donc dans ce contexte qu'il faut replacer la présence en 1988 des cinq premiers candidats d'origine maghrébine sur des listes Ecolo (ou à participation Ecolo) ou communisto-trotskystes (EVA), mais dans des communes bruxelloises à faible proportion d'étrangers extracommunautaires (Ganshoren, Uccle, Ixelles, Watermael-Boitsfort). Il y avait parmi eux une femme de ménage, un chauffeur, un urbaniste, un juriste et un employé. Un traducteur d'origine turque[2] était également présent à Schaerbeek sur la liste Ecolo, alors qu'il n'y aura aucun candidat Ecolo d'origine turque dans cette commune en 1994 [3], ainsi qu'un employé d'origine albanaise [4] sur la liste PSC dans la même commune, à nouveau présent aux provinciales en 1991 et aux communales en 1994.

Bruxelles-Ville

A ces élections, les seules pour lesquelles les données complètes quant aux modes et dates d’acquisition de la nationalité belge pour tous les candidats, ont été conservées dans les archives (ex-provinciales), quatorze listes étaient en présence.

Cinq d’entre elles, le Vlaams Blok (7 candidats, 0 siège), le Parti des Forces Nouvelles (17 candidats, 0 siège), le Parti des Libéraux Indépendants (3 candidats, 0 siège), le Parti du Travail de Belgique (9 candidats, 0 siège) et le Parti Socialiste (47 candidats, 7 sièges) ne présentaient aucun candidat qui n’était pas belge de naissance.

Sur les 402 candidats présentés par les neuf autres listes (toutes complètes sauf celle d’Ecolo, qui ne comprenait que 26 candidats), seuls 17 n’étaient pas belges de naissance (dont 5 étaient belges depuis moins de 10 ans), à savoir: 4 par option (nés en Belgique), 2 par option (nés en Grèce et en Australie), 3 par mariage (nées en Allemagne, aux Pays-Bas et en France), 4 par naturalisation ordinaire (nés en Grèce, en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Liban), 2 par grande naturalisation (nés au Vietnam du Sud et en Belgique), 2 par l’article 3 de l’Arrêté Royal du 14/12/1932 (nés en Belgique et au Congo belge). Sur les 6 personnes nées en Belgique, on peut présumer, d'après leurs patronymes, que les familles de 5 d'entre eux sont originaires de pays slaves ou germaniques[5], le sixième étant d'origine italienne. Le candidat né au Congo belge avait un patronyme à consonance italienne.

Les listes les plus " accueillantes " étaient celles du PRL (4 candidats, dont un né au Liban), du PSC (3 candidats, dont un né au Vietnam du Sud) et du FDF (3 candidats, dont un né en Australie). Les 2 candidats (un couple) nés en Grèce figuraient sur la liste du Front National (0 élu).

Sur les 17 candidats non belges à la naissance, deux au moins étaient des élus sortants, réélus en 1988, qui ont joué un rôle politique de premier plan à Bruxelles depuis les années soixante (un échevin et un sénateur).

Attention: cet article est en cours de rédaction, il s'agit donc d'une ébauche et certains éléments peuvent donc être prochainement modifiés suite à la consultation de sources supplémentaires.
  1. Oriane de Biolley, La vie politique des communes bruxelloises et l'immigration - l'argument "immigrés" dans les campagnes communales (1970-1988), Louvain-la-Neuve, Editions Academia, collection Sybidi Papers n°18, 1994
  2. Muammar Derinöz, actif dans l'extrême gauche turque dans les années 1970
  3. et que le seul en 2000, Süleyman Özdemir, ne figurera qu'en 42ème place sur 47
  4. Durak Duraku, jamais élu, qui finira par passer au MR, sur la liste duquel il sera candidat en 2012, sans plus de succès
  5. dont des enfants de réfugiés juifs d'Europe de l'Est
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