Élections régionales françaises de 2010

De Suffrage Universel
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Les conseillers régionaux français sont élus tous les six ans, toutefois ceux qui seront élus en 2010 ne le seront peut-être que pour un mandat de quatre ans, la réforme territoriale voulue par le Président Sarkozy prévoit en effet le remplacement en 2014 des conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux élus dans les cantons et siégeant dans les deux assemblées, départementale et régionale, avec une diminution (par fusion) du nombre de régions.

Mode de scrutin

Le système électoral actuel, déjà appliqué en 2004, prévoit deux tours avec possibilité de fusion entre les deux tours pour les listes ayant atteint 5% des suffrages exprimés et de maintien pour celles ayant atteint 10%. Comme pour les autres élections françaises à la proprotionnelle, les listes doivent comporter autant de candidats que de sièges à pourvoir[1] et autant de "sections" que de départements au sein de la région, ce qui rend impossible une liste présente dans un seul département. Les sièges sont répartis d'abord entre les listes, et ensuite entre les départements au prorata du nombre de votes exprimés, et non des électeurs inscrits ou de la population. Ce mode de répartition défavorise les départements où la population étrangère est plus importante et où l'abstention est plus forte, comme la Seine-Saint-Denis.

"Les conseillers régionaux sont élus dans chaque région au scrutin de liste à deux tours, chaque liste étant constituée d'autant de sections qu'il y a de départements dans la région. Ce mode de scrutin est inspiré de celui en vigueur pour l'élection des conseillers municipaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, combinant les règles du scrutin majoritaire et de la représentation proportionnelle. Toutefois, compte tenu de la différence de nature entre les circonscriptions régionale et communale, la prime majoritaire attribuée à la liste ayant obtenu la majorité absolue des suffrages au premier tour ou qui est arrivée en tête au second, est égale non pas à la moitié des sièges à pourvoir comme pour le scrutin municipal mais au quart. Les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir au second tour."[2]

Élus sortants d'origine non-européenne

Les conseils régionaux élus en 2004 avaient vu entrer en leur sein un nombre significatif de candidats d'origine non-européenne, c'est-à-dire essentiellement originaires des DOM-TOM, du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne: entre 42 et 59 en 2004, alors qu'ils n'étaient qu'entre 5 et 10 en 1998.[3]

Composition des listes

UMP

Le 26 novembre 2009, soit trois jours avant l'annonce officielle des têtes de liste de l'UMP pour les élections régionales, les responsables d'associations proches de l'UMP sont intervenus au cours d'un débat public sur la diversité dans la représentation politique.

Le porte-parole et président du Cercle de la diversité républicaine (CDG, structure proche de l'UMP), Dogad Dogoui, a déclaré au Monde que le mouvement présentera ses propres listes au élections régionales de mars 2010 si la composition des listes UMP ne correspond pas à ses attentes: "nous prendrons nos responsabilités et présenterons des candidats au suffrage des citoyens". Le CDG a en effet proposé 35 candidats "légitimes et actifs" à insérer dans les listes UMP (déjà élargies au Nouveau Centre, au MPF de Philippe de Villiers et à Chasse, Pêche, Nature et Tradition) dans quinze régions.[4]

Quant aux responsables de l'Association nationale des élus locaux de la diversité (ANELD, officiellement pluraliste mais dirigée par deux élus UMP et une Nouveau Centre), la trésorière Leïla Leghmara (NC) a notamment regretté qu'"On nous sort à chaque fois Rama Yade: elle n'incarne pas à elle seule la diversité". Son président, Kamel Hamza, a quant à lui déclaré que "L'objectif n'est pas de remettre en question notre parti" mais d'exprimer "une certaine inquiétude": à l'heure où s'élaborent les listes pour les régionales, "l'UMP n'a pas pensé à nous, ne nous a pas contactés", en relevant qu'"aucune" personne issue de la diversité n'était tête de liste, ni en Ile-de-France ni dans aucun des autres départements, ajoutant qu'"On a le sentiment que le travail que l'on effectue n'est pas reconnu"[5] [6]

En Mayenne (région des Pays de la Loire), Samia Soultani, 37 ans, enseignante-chercheuse à l'université de Laval, récemment désignée à la tête de la fédération départementale et secrétaire nationale de l'UMP, figurera en deuxième place sur la liste. Cette femme d'origine marocaine, arrivée en France en 1996 et naturalisée en 2004, est devenue en 2008 chef de file de l'opposition au conseil municipal de Laval, après la défaite de François d'Aubert (né en 1943), ancien député-maire de Laval, ancien secrétaire d'État, ancien ministre délégué, battu par le PS aux législatives de 2007 (après 7 mandats consécutifs) et aux municipales de 2008 (après 2 mandats consécutifs en tant que maire). Ainsi que l'explique Franck Louvrier (41 ans), conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, les candidats investis aujourd'hui sont ceux qui "mèneront les prochaines batailles, celles des législatives et des municipales". Le président aurait donné pour consigne "Il faut préparer les prochaines générations politiques. La transition doit se faire maintenant."[7]

MoDem

Le MoDem désignera ses têtes de listes régionales en décembre, et d'ores et déjà deux candidats d'origine non-européenne sont en lice dans deux régions pour la place de tête de liste: Alain Dolium, un chef d'entreprise de 42 ans, originaire des Antilles, pour l'Ile-de-France, et Azzouz Begag, écrivain et ancien ministre, d'origine algérienne, pour Rhône-Alpes. Ce dernier a "reçu le soutien des élus démocrates de Lyon et du Grand Lyon. Mais aussi de Jean-Marie Valenrenberghe, Vice Président du MoDem, mandaté par François Bayrou dans le cadre de la préparation des élections régionales, qui appelé les responsables des différents départements à soutenir la candidature Begag." Quant au choix d’Alain Dolium, qui se décrit lui-même comme "Ultra-marin fruit d’une mère Guadeloupéenne et d’un père Martiniquais lui-même de mère indienne, je suis né à Paris en 1967 pour ensuite passer mes toutes premières années en Guadeloupe, soit de l’âge de quelques mois à 2 ans", il "doit encore être entériné par le bureau exécutif du Modem, mais ses dirigeants misent sur son profil caractéristique, selon eux, de toute une génération francilienne".[8] [9] [10]

Alliance centriste

PS

voir aussi: Élections régionales françaises de 2010 - Nord - Liste PS

Europe-Ecologie

Front de gauche

Sources

  1. Il s'agit d'une règle ne semblant exister qu'en France
  2. Les modalités d'élection en France, site du Ministère de l'Intérieur, page mise à jour le 9 juillet 2009
  3. Pierre-Yves Lambert, Conseillers régionaux d'origine non-européenne (élus ou premiers suppléants) par régions, site Suffrage Universel, avril 2004
  4. Sophie Landrin, Les candidats issus de la diversité veulent se faire entendre, Le Monde, 28 novembre 2009
  5. Sébastien Letard, Les jeunes élus UMP issus de l'immigration regrettent le manque de diversité des listes pour les élections régionales, RTL.fr, 29 novembre 2009 (fichier audio mp3)
  6. AFP, P. Zygel, La "diversité" sonne à la porte de la majorité avant les régionales, Le Courrier des maires, 27 novembre 2009
  7. Jean-Baptiste Garat et Bruno Jeudy, La «génération Sarkozy» à l'assaut des régions, Le Figaro, 30 novembre 2009
  8. Christophe Forcart, Alain Dolium, la surprise modem, Libération, 24 novembre 2009
  9. Alice Géraud, Elections régionales : Azouz Begag revendique la tête du MoDem en Rhône-Alpes, Libé-Lyon, 29 novembre 2009
  10. Alain Dolium, Alain Dolium - École Supérieure de Commerce Amiens, HEC Montréal (finance), OBAD Mobile Marketing – PDG Fondateur, Les Entretiens de l’Excellence, Club du XXIe Siècle

Liens externes

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