Différences entre versions de « Akka Ghazi »

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Akka Ghazi, né le 30 juin 1947 à [https://fr.wikipedia.org/wiki/El_Ksiba El Ksiba] (au Maroc, dans la région berbérophone du Moyen Atlas), décédé le 6 avril 2018, ancien ouvrier d'usine et délégué syndical CGT chez Citroën, est un homme politique franco-marocain<ref>Claude Pennetier, Paul Boulland, "[http://web.archive.org/web/20170630093704/http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/?article181203 Akka Ghazi] (seules les premières lignes sont accessibles aux non-abonnés)", ''site maitron-en-ligne''</ref>.
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Akka Ghazi, né le 30 juin 1947 à [https://fr.wikipedia.org/wiki/El_Ksiba El Ksiba] (au Maroc, dans la région berbérophone du Moyen Atlas), décédé le 6 avril 2018, ancien ouvrier d'usine et délégué syndical CGT chez Citroën, était un homme politique franco-marocain<ref>Claude Pennetier, Paul Boulland, "[http://web.archive.org/web/20170630093704/http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/?article181203 Akka Ghazi] (seules les premières lignes sont accessibles aux non-abonnés)", ''site maitron-en-ligne''</ref>.
  
 
Il est [https://en.wikipedia.org/wiki/Moroccan_general_election,_1984 élu député des Marocains de l'étranger en 1984] dans la circonscription de France Nord (Paris et Nord de la France) sous l'étiquette de l'Union socialiste des forces populaires (USFP<ref>membre marocain de l'Internationale socialiste</ref>), mais "deux années avant la fin de la législature [1984-1993], (...) [il] rejoint le Groupe parlementaire MNP <ref>Mouvement national populaire, né en 1991 d'une scission avec le Mouvement populaire, avant de le réintégrer en 2006</ref> de Mahjoubi Aherdane"<ref>Abdelkrim Belguendouz, "[http://web.archive.org/web/20120316210740/https://www.bladi.net/le-droit-de-vote-et-d-eligibilite-des-mre.html Le droit de vote et d’éligibilité des MRE]", ''L’Opinion'', 1er octobre 2002</ref>. Un chercheur écrira à ce sujet "Akka Ghazi illustre la capacité du Makhzen à intégrer ses opposants pour désamorcer l’opposition. Ces élections ne furent donc pas un geste d’ouverture du champ politique, mais un moyen de négocier ses limites<ref>Thomas Lacroix, "[http://web.archive.org/web/20170630120206/https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00820384/document L’engagement citoyen des Marocains de l’étranger: Les migrants et la démocratie dans les pays d’origine]", ''Hommes & migrations'', 2005, pp.89-102</ref>". Déjà en 1984, le journaliste Chris Kutschera écrivait à propos de lui que "ses compatriotes qui militent dans l’opposition marocaine lui reprochent de flirter avec l’ambassade marocaine, et d’avoir organisé la Fête du trône avec les fonds du comité d’entreprise<ref>Chris Kutschera, "[http://web.archive.org/web/20170316051858/https://www.chris-kutschera.com/immigres_orphelins.htm Immigrés, les "orphelins" de la politique française]", ''24 Heures'', 12-13 septembre 1984</ref>."
 
Il est [https://en.wikipedia.org/wiki/Moroccan_general_election,_1984 élu député des Marocains de l'étranger en 1984] dans la circonscription de France Nord (Paris et Nord de la France) sous l'étiquette de l'Union socialiste des forces populaires (USFP<ref>membre marocain de l'Internationale socialiste</ref>), mais "deux années avant la fin de la législature [1984-1993], (...) [il] rejoint le Groupe parlementaire MNP <ref>Mouvement national populaire, né en 1991 d'une scission avec le Mouvement populaire, avant de le réintégrer en 2006</ref> de Mahjoubi Aherdane"<ref>Abdelkrim Belguendouz, "[http://web.archive.org/web/20120316210740/https://www.bladi.net/le-droit-de-vote-et-d-eligibilite-des-mre.html Le droit de vote et d’éligibilité des MRE]", ''L’Opinion'', 1er octobre 2002</ref>. Un chercheur écrira à ce sujet "Akka Ghazi illustre la capacité du Makhzen à intégrer ses opposants pour désamorcer l’opposition. Ces élections ne furent donc pas un geste d’ouverture du champ politique, mais un moyen de négocier ses limites<ref>Thomas Lacroix, "[http://web.archive.org/web/20170630120206/https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00820384/document L’engagement citoyen des Marocains de l’étranger: Les migrants et la démocratie dans les pays d’origine]", ''Hommes & migrations'', 2005, pp.89-102</ref>". Déjà en 1984, le journaliste Chris Kutschera écrivait à propos de lui que "ses compatriotes qui militent dans l’opposition marocaine lui reprochent de flirter avec l’ambassade marocaine, et d’avoir organisé la Fête du trône avec les fonds du comité d’entreprise<ref>Chris Kutschera, "[http://web.archive.org/web/20170316051858/https://www.chris-kutschera.com/immigres_orphelins.htm Immigrés, les "orphelins" de la politique française]", ''24 Heures'', 12-13 septembre 1984</ref>."

Version actuelle datée du 13 avril 2018 à 21:24

Akka Ghazi, né le 30 juin 1947 à El Ksiba (au Maroc, dans la région berbérophone du Moyen Atlas), décédé le 6 avril 2018, ancien ouvrier d'usine et délégué syndical CGT chez Citroën, était un homme politique franco-marocain[1].

Il est élu député des Marocains de l'étranger en 1984 dans la circonscription de France Nord (Paris et Nord de la France) sous l'étiquette de l'Union socialiste des forces populaires (USFP[2]), mais "deux années avant la fin de la législature [1984-1993], (...) [il] rejoint le Groupe parlementaire MNP [3] de Mahjoubi Aherdane"[4]. Un chercheur écrira à ce sujet "Akka Ghazi illustre la capacité du Makhzen à intégrer ses opposants pour désamorcer l’opposition. Ces élections ne furent donc pas un geste d’ouverture du champ politique, mais un moyen de négocier ses limites[5]". Déjà en 1984, le journaliste Chris Kutschera écrivait à propos de lui que "ses compatriotes qui militent dans l’opposition marocaine lui reprochent de flirter avec l’ambassade marocaine, et d’avoir organisé la Fête du trône avec les fonds du comité d’entreprise[6]."

Il siège (de 1997 à 2003 ?) à la Chambre des conseillers (équivalent du Sénat) au nom de l'Union démocratique des travailleurs (UDT), syndicat affilié au Mouvement démocratique et social[7]. En 2003, il fait partie des conseillers tirés au sort dont les sièges sont remis en jeu, conformément à l’article 38 de la Constitution de 1996 qui stipulait que «la Chambre des conseillers est élue pour neuf ans, renouvelable par tiers tous les trois ans»[8].

Sources et notes

  1. Claude Pennetier, Paul Boulland, "Akka Ghazi (seules les premières lignes sont accessibles aux non-abonnés)", site maitron-en-ligne
  2. membre marocain de l'Internationale socialiste
  3. Mouvement national populaire, né en 1991 d'une scission avec le Mouvement populaire, avant de le réintégrer en 2006
  4. Abdelkrim Belguendouz, "Le droit de vote et d’éligibilité des MRE", L’Opinion, 1er octobre 2002
  5. Thomas Lacroix, "L’engagement citoyen des Marocains de l’étranger: Les migrants et la démocratie dans les pays d’origine", Hommes & migrations, 2005, pp.89-102
  6. Chris Kutschera, "Immigrés, les "orphelins" de la politique française", 24 Heures, 12-13 septembre 1984
  7. parti pro-Palais fondé et dirigé par Mahmoud Archane, un ancien policier accusé par des militants des droits de l'homme d'avoir été un tortionnaire
  8. Jaouad Mdidech, "Tirage au sort pour le 2e tiers des conseillers", La Vie éco, 11 juillet 2003

Analyse du contexte de la candidature d'Akka Ghazi en 1984

Extrait des mémoires d'un ancien responsable CGT de Citroën-Aulnay, Joël Biard, Un engagement ouvrier: Syndicaliste CGT en Seine-Saint-Denis (1968-1990), Éditions de l'Atelier, 2013 Biardgazzi1.jpgBiardgazzi2.jpg

Attention: cet article est en cours de rédaction, il s'agit donc d'une ébauche et certains éléments peuvent donc être prochainement modifiés suite à la consultation de sources supplémentaires.