Mariem Bouselmati

De Suffrage Universel
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Mariem Bouselmati, née en 1966 à Bruxelles, est une politicienne belge d'origine marocaine et assistante sociale de formation[1].

Conseillère communale, puis échevine, Ecolo

Elle est élue aux élections communales d'octobre 1994 sur la liste Ecolo (3 sièges) à Molenbeek-Saint-Jean, elle reste l'unique élue allochtone de cette assemblée jusqu'aux élections suivantes en 2000, suite auxquelles elle est réélue, dans une assemblée comptant désormais 10 élus d'origine marocaine (dont 6 PS, 2 Ecolo, 1 CVP et 1 PRL) sur 41, et devient échevine du commerce, de la promotion de l'emploi et de l'énergie, deux autres élus (PS) de même origine devenant également échevins. Elle a également été candidate, sans succès, à diverses élections législatives, fédérales et régionales.

Controverse autour de son couvre-chef

Elle a attiré l'attention de certains politiciens et journalistes parce qu'elle porte un petit bonnet, rapidement qualifié de « foulard islamique » par certains, entre autres dans des tracts du Vlaams Blok et du Front national, mais aussi dans une interview de l'élu PS Rachid Madrane: « Je constate qu'il y a des échevins qui portent ou porteront le foulard… C'est par exemple le cas d'une élue Ecolo à Molenbeek, qui couvre ses cheveux »[2]. À ce sujet, elle a déclaré dans une interview : « C'est vraiment un objet vestimentaire, sans plus. Comme le nœud papillon d'Elio Di Rupo. »[3].

Controverses autour de la façon d'assumer ses fonctions

En 2004, écartée de la constitution de la liste Ecolo aux élections régionales pour cause de non-respect de la clause de rétrocession partielle de ses indemnités de mandataire, elle intervient dans la campagne électorale en émettant un communiqué de presse au nom d'une Union des progressistes musulmans laïcs de Belgique, dont elle semble l'unique membre connue, appelant au boycott électoral du Parti jeunes musulmans, formation islamique belge[4].

Quelques mois plus tard, elle est convoquée par le secrétariat régional d'Ecolo tant pour s'y voir reprocher la façon dont elle assume ses fonctions que pour fournir des éclaircissements sur les rumeurs de passage au Mouvement réformateur (MR)[5].

Sa candidature sur la liste Ecolo aux communales d'octobre 2006 est refusée, celle de 2000 ayant déjà été obtenue de justesse, vu son problème récurrent de non-rétrocession, son manque de communication, son manque de travail (en partie seulement dû à des problèmes personnels).

Passage au MR deux mois avant les élections communales

Mariem Bouselmati (2006, MR)

En août 2006, elle annonce officiellement son passage au MR: « Cela s'est décidé récemment. J'ai attendu la fin de mon mandat. J'ai eu des conflits avec certains membres d'Ecolo, mais je quitte le parti en espérant conserver des relations cordiales ». Le secrétaire local d'Ecolo déclare qu'« Il y a un an, nous avons bloqué le passage de Mariem Bouselmati sur notre liste car nous estimions que son bilan de législature était très moyen. Elle n'était jamais joignable, ne venait pas aux AG, même si on a été longtemps indulgent car elle avait des problèmes personnels. On souhaite bonne chance au MR ! C'est tout de même étonnant qu'il veuille changer la majorité en place et qu'il récupère des échevins sortants ! »[6]. Le Collège des bourgmestre et échevins lui enlève immédiatement toutes ses compétences pour les confier à l'autre échevine Ecolo, Myriam Hilgers.

Départ du MR

En septembre 2008, elle quitte le MR et annonce qu'elle siègera désormais en tant qu'indépendante. Elle déclare au quotidien La Dernière Heure « Je ne suis plus en harmonie avec le programme MR. J'ai fait le choix de faire une rupture avec le MR et le parti de droite. Mon choix se porte à gauche, où je suis née, pour mettre en avant le social »[7].

Adhésion au PS

Elle est mentionnée en juillet 2010 comme mandataire du PS sur le site de ce parti[8]. Elle n'est candidate sur aucune liste aux communales de 2012.

Candidature CDH en 2014

Elle figurait en 32ème position sur la liste CDH aux élections régionales bruxelloises de 2014[9], mais n'a pas été élue.

Notoriété nationale en tant que multitransfuge

Elle a fait l'objet d'un sujet au Journal télévisé de la RTBF le 15 avril 2014 à l'occasion de son adhésion à un quatrième parti depuis son entrée en politique[10].

Candidature en 2018 sur la liste CDH à Koekelberg

"Parmi les membres de cette nouvelle liste [CDH à Koekelberg, où ce parti présentait auparavant des candidat.e.s sur la Liste du bourgmestre MR], se trouve Mariem Bouselmati, qui a été échevine Ecolo à Molenbeek et habite désormais à Koekelberg[11]."

Sources

  1. cet article est quasi identique à celui dont je suis l'auteur principal sur wikipédia
  2. D.C., « Rachid Madrane: "Vigilance" », Le Matin, 28 novembre 2000
  3. Annick Hovine, «Comme le nœud d'Elio Di Rupo», La Libre Belgique, 25 mars 2005
  4. Le Parti Jeunes Musulmans est-il d'extrême-droite ?, Communiqué de presse de l'UPMLB, 1er juin 2004
  5. Fabrice Voogt, « Molenbeek - Ecolo se fâche. Bouselmati nie vouloir passer au MR », Le Soir, 15 octobre 2004
  6. Fanny Bouvry, « Molenbeek Défection Ecolo : Mariem Bouselmati vire au bleu », Le Soir, 30 août 2006
  7. Ludivine Nolfs, « Une conseillère communale quitte le MR », La Dernière Heure, 29 septembre 2008
  8. Fiche de Mariem Bouselmati, site officiel du PS belge, consulté le 3 juillet 2010
  9. "Elections 2014: la liste cdH misera sur l'expérience et la génération montante à Bruxelles", La Capitale, 28 mars 2014
  10. A. Fogli, "Quatre partis en 20 ans pour une candidate cdH", RTBF Info, 15 avril 2014
  11. "Communales 2018: l’échevine Véronique Lefrancq (CDH) défiera Philippe Pivin (MR)", BX1, 22 juin 2018

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