Fatima Bali

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Électrices et électeurs, candidat.e.s et élu.e.s d'origine étrangère ou binationales.aux en Belgique
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Fatima Bali, née le 20 janvier 1966, est une femme politique maroco-flamande.

Première femme d'origine marocaine à avoir été élue en Belgique[1], au conseil communal d'Anvers en 1988 sur la liste écologiste flamande Agalev, elle a été réélue en 1994, 2000 et 2006. Après les élections de 2006, elle est devenue échevine de l'arrondissement de Borgerhout.

Candidate aux législatives

Elle a été à plusieurs reprises candidate à des élections parlementaires régionales ou fédérales, mais n'a jamais été élue en raison de son mauvais positionnement sur la liste et du peu de sièges obtenus par son parti.

Aux législatives de 1991, elle figurait en sixième et dernière suppléance, elle a obtenu 1.176 voix, le meilleur parmi les suppléants et le troisième (derrière Mohammed Sebbahi) sur les 26 candidats effectifs et suppléants.

Candidate au Sénat en 1995, elle avait obtenu 13.949 voix, le troisième score de la liste, alors qu'elle figurait en vingt-cinquième et dernière position, elle avait alors déclaré dans une interview "Pourquoi ne propose-t-on pas la possibilité d'un quota minimum d'immigrés pour les places éligibles? On le fait bien pour les femmes. Des candidats d'origine non belge doivent aussi recevoir des places éligibles.".

Non-désignation comme échevine après les communales de 2000

En octobre 2000, Fatima Bali fut réélue triomphalement au conseil communal d'Anvers pour un troisième mandat, mais son parti désigna d'autres élus pour ses deux échevinats au sein de la majorité VLD-CVP-SP-Agalev. Mme Bali le prit très mal, cette déconvenue venant après d'autres. Au point que la presse annonçait, début novembre, son probable départ d’Agalev. Tout en dénonçant ces rumeurs, elle n’en rappella pas moins qu’un certain nombre de personnes estimaient qu’elle devrait avoir des responsabilités dans la nouvelle équipe scabinale, et que "mes électeurs ne comprendraient pas que leur voix soit à nouveau mise sur une voie de garage"[2].

L’affaire prit une tournure plus inquiétante pour Agalev fin novembre, quand deux conseillers écologistes d'origine marocaine du district de Borgerhout[3], l’un étant d’ailleurs le suppléant de Fatima Bali[4], annoncèrent qu’ils siégeraient comme indépendants et mettraient sur pied un mouvement politique immigré au cas où Fatima Bali ne devenait pas échevine[5].

Au même moment, l'Union des Mosquées et Associations Musulmanes d'Anvers (UMIVA), qui rassemblait 26 mosquées, principalement marocaines, prit publiquement position en faveur de l'attribution d'un échevinat à Fatima Bali, précisant que "si les élus immigrés ne sont pas pris au sérieux et doivent se contenter de servir d'attrape-voix, nous devrons en tirer les conclusions la prochaine fois"[5].

En fin de compte, Fatima Bali ne devint pas échevine, elle ne quitta pas Agalev, mais les deux conseillers de district annoncèrent la mise sur pied un nouveau mouvement politique autonome, d'abord (août 2001) baptisé Migrant Plus, puis (janvier 2002) Alliance Unitaire Démocratique.

Echevine de district en 2006

Fatima Bali s'est vue attribuer pour un demi-mandat (3 ans) le poste d'échevine de district (arrondissement) à Borgerhout après les élections d'octobre 2006, avec pour compétences la culture, les festivités et le tourisme, la construction sociétale et la diversité, l'enseignement, les marchés et les foires, et la coopération au développement.

Exclusion de Groen! en janvier 2010

Toutefois, à l'approche de la fin de ce mi-mandat fin 2009, l'intéressée a annoncé qu'elle refusait de se démettre parce qu'elle souhaitait voir aboutir les projets qu'elle avait développés ces trois dernières années. Elle déposa plainte le 15 janvier 2010 pour faux et usage de faux contre son propre parti, contestant avoir signé en 2007 un acte de démission antidaté. Groen! a exclu cette mandataire six jours plus tard, estimant que le dépôt de plainte était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase[6] [7] [8] [9] [10].

Selon l'éditorialiste Walter Pauli, du quotidien De Morgen, le fond de l'affaire aurait été que Fatima Bali, qui avait bien rempli sa mission pendant trois ans et avait obtenu le meilleur score aux régionales derrière la tête de liste Mieke Vogels (ancienne présidente du parti), aurait obtenu des assurances que son parti lui trouverait un autre emploi rémunéré par la suite. Une promesse non tenue que Pauli résumait comme suit "Groen! a bien de l'argent, mais préfère ne pas l'investir dans Bali"[11].

Sur les conseils de la gouverneure de la province d'Anvers, Cathy Berx (CD&V), le conseil de district n'a pas procédé à la nomination d'une nouvelle échevine à la date prévue, le 25 janvier 2010, dans l'attente d'une décision judiciaire qui n'interviendrait que le 22 février[12] [13]. La situation était d'autant plus gênante pour le parti que son propre président, Wouter Van Besien, venait de devenir bourgmestre du même district précisément dans le cadre de l'accord de partage de demi-mandats. Selon le Professeur Johan Ackaert, de l'Université de Hasselt, cette pratique courante dans les communes et districts en Flandre a uniquement été codifiée pour les exécutifs communaux, le législateur régional a omis de le faire pour les districts, également non concernés par le Conseil (flamand) du contentieux électoral, ce dont cette situation était une conséquence indirecte[7].

Sources et notes

  1. le premier homme d'origine marocaine, Aziz Charkaoui, l'a été la même année à Roulers sur une liste CVP (ancien nom du CD&V), les sociaux-chrétiens flamands
  2. De Standaard, 6 novembre 2000
  3. les districts, une nouvelle institution existant déjà dans les grandes villes aux Pays-Bas, correspondent à Anvers aux anciennes communes fusionnées, des mairies d’arrondissement en quelque sorte comme à Paris, Lyon ou Marseille, avec cette différence que, comme aux Pays-Bas, conseils de districts et conseil municipal sont tous élus séparément au suffrage direct
  4. elle avait été élue dans les deux conseils, municipal et d'arrondissement, et avait choisi le premier
  5. 5,0 et 5,1 De Morgen, 22 novembre 2000
  6. "Fatima Bali komt terug op ontslag", De Standaard, 29 décembre 2009
  7. 7,0 et 7,1 Peter De Lobel, "Fatima Bali eind januari schepen af", De Standaard, 6 janvier 2010
  8. "Fatima Bali (Groen!): 'Handtekening onder ontslagbrief is vervalst'", De Standaard, 15 janvier 2010
  9. Koen Frasseur, "Groen! stopt samenwerking met Fatima Bali", De Standaard, 21 janvier 2010
  10. Yves Delepeleire, "Groen! dumpt Fatima Bali", De Standaard, 22 janvier 2010
  11. Walter Pauli, "Fatima", De Morgen, 30 décembre 2009
  12. "Antwerps gouverneur Berx adviseert uitstel voor schepenwissel Borgerhout", De Standaard, 25 janvier 2010
  13. Belga, "Districtsraad Borgerhout stelt beslissing rond schepenwissel Bali uit", ', 25 janvier 2010

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