Élections législatives fédérales belges de 1991

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Les élections législatives et provinciales belges du 24 novembre 1991 furent les premières où des partis représentés au parlement (PS, PSC et Ecolo) insérèrent des candidats d'origine non européenne sur leurs listes à la Chambre ou au Sénat, trois d'entre eux étant parrainés par l'association Belgique Plus. Aucun ne fut élu, toutefois Mohamed Aziz Ben Otmane était également candidat en tête de liste Ecolo dans le canton d'Ixelles aux élections provinciales, et devint ainsi le premier élu bruxellois d'origine non-européenne[1]. Et Mahfoudh Romdhani fut élu trois ans plus tard au conseil communal à Bruxelles-Ville, et l'année d'après au parlement régional bruxellois.

nom (liste) position sur la liste voix de préférence position voix/effectifs position voix/eff. + suppl.  % de voix p/r liste  % de voix p/r total voix de préférence
Rachida Bettar Gmili (Rossem) 2. 3.011 1/16 1/19 16,6% 46,3%
Mohamed Aziz Ben Otmane(Ecolo) 6. 1.079 3/33 3/39 1,9% 6,6%
Abdelilah Eddial (PSC) 9. 496 10/33 14/39 1% 1,5%
Abdelaziz Amrani (Ecolo) 30. 382 10/33 13/39 0,7% 2,4%
El Belghiti (PTB-PVA) 14. 130 2/33 2/39 5,6% 15,2%
N'day (Rossem) 11. 31 13/16 16/19 ... ...

Sénat - 24 novembre 1991

nom (liste) position sur la liste voix de préférence position voix/suppl. ou eff.  % de voix p/r liste  % de voix p/r total voix de préférence
Mahfoudh Romdhani (PS) s.3. 1.382 2. 1,3% 2,3%
Mustapha (PTB-PVA) 14. 159 1. 7,0% 22,1%

En juin 1991, le congrès de la fédération bruxelloise du PS avait rejeté la candidature à la Chambre de Brahim Datoussaïd, mais accepté celle de Mahfoudh Romdhani au Sénat.

Début 1991, en pleine guerre du Golfe, une campagne a été menée au sein de la fédération bruxelloise du PS par les Jeunes Socialistes pour ouvrir ce parti aux "progressistes bruxellois d'origine immigrée, en particulier ceux qui font déjà partie de notre famille par l'entremise du syndicat ou des mutualités". Sur onze responsables régionaux des JS, deux n'avaient pas la nationalité belge (un Espagnol et un Italien) et trois étaient nés d'un père non-belge (libanais, espagnol et français) et d'une mère belge "autochtone".

Un seul député (Eric Tomas), un seul bourgmestre (Guy Cudell), trois conseillers régionaux (Monique Van Tichelen, Sylvie Foucart et Jacques De Coster) et un seul conseiller communal (Dominique Nuydt, de Saint-Josse) avaient osé soutenir cette initiative à l'époque, Charles Picqué interdisant pour sa part à "ses" élus saint-gillois de manifester un tel soutien.

A des militants syndicaux turcs venus demander l'adhésion au PS de Saint-Gilles vers la même époque, l'échevin Alain Hutchinson et le conseiller régional Alain Leduc avaient proposé d'organiser des réunions... séparées pour les Turcs. Un conseiller de Monsieur Picqué nous décrivait d'ailleurs à l'époque avec enthousiasme l'exemple allemand où il existait des fédérations d'immigrés rattachées à chaque parti, mais indépendantes de ceux-ci.

Rachida Bettar Gmili - Van Rossem, 28 ans à l'époque, avait obtenu le score le plus élevé des candidats d'origine marocaine sur une liste à connotation libertaire (ROSSEM) menée à Anvers par son époux, l'ex-"gourou" de la finance menacé d'emprisonnement pour escroquerie, Jean-Pierre Van Rossem. Elle était à nouveau candidate en 1994 à la province du Brabant flamand (canton de Vilvorde) et en 1995 au Sénat (circonscription néerlandophone) et au Conseil régional flamand (arrondissement d'Anvers).

Sources

Le texte et les tableaux ci-dessous sont extraits de: Pierre-Yves Lambert, "Candidats et élus d'origine extracommunautaire aux élections européennes, communales, régionales et législatives de 1994 et 1995 en région bruxelloise", in L'Année sociale 1995, Bruxelles, 1996, Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles, pp. 267-290

  1. Abed Attar n'était pas un élu mais un suppléant très lointain appelé à siéger en fin de mandat

Iconographie

Ces quatre pages figuraient dans un A3 plié en deux publié et diffusé par Belgique Plus.source: archives de Pierre-Yves Lambert</ref>

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